Biographie

Incontournable dans la création contemporaine depuis plus de 20 ans et pionnier en la matière en France, Pascal Contet compte environ 300 œuvres à son actif.  De nombreux compositeurs lui font confiance, dont Claude Ballif, Franck Bedrossian, Luciano Berio, Edith Canat de Chizy, Bernard Cavanna, Jean-Pierre Drouet, Ivan Fedele, Joshua Fineberg (États-Unis), Jean Françaix, Ivar Frounberg (Danemark), Philippe Hurel, Pierre Jodlowsky, Klaus Ib Jorgensen (Danemark), Philippe Leroux, Bruno Mantovani, Javier-Torres Maldonado, Martin Matalon, Marc Monnet, Yann Robin, Oscar Strasnoy, Claire-Mélanie Sinnhuber, Johannes Schoellhorn (Allemagne), Philippe Schoeller.

En 2012,  première pour l’accordéon, il est nominé aux Victoires de la musique classique dans la catégorie « Soliste instrumental de l’année » et dans la catégorie « Enregistrement de l’année » ainsi qu’en 2007 aux Victoires du Jazz (artiste de l’année) pour son album Nu avec Bruno Chevillon et François Corneloup.

Après un parcours privé en France, Pascal Contet continue ses études musicales à Fribourg en Suisse, à la Musikhochschule de Hanovre (Elsbeth Moser), au Conservatoire Royal de Copenhague et à l’Akademie der Künste de Graz en Autriche (Mogens Ellegaard).

Il est lauréat de plusieurs fondations : Marcel Bleustein-Blanchet pour La Vocation (promotion Président de la République remis par François Mitterrand), Yehudi Menuhin, Gyorgy Cziffra, Lavoisier et de plusieurs prix dont celui prix Gus Viseur, Samfundet (gouvernement danois).

Il joue en soliste sous la direction entre autres des chefs Pierre Boulez, François Xavier Roth, Pascal Rophé, Jean-François Heisser, Jean–François Verdier, Esa Pekka Salonen, Jean-Claude Casadesus, Diego Masson, Daniel Kawka, Marko Letonja, James Wood, Susanna Mäkkli, Denis Comtet, Arie Van Beek, Laurent Petitgirard, Daniel Tosi.

Dédicataire de nombreux concertos, Pascal Contet interprète les concertos pour accordéon de Bernard Cavanna, Benjamin Ellin, Jean Françaix, Christophe Julien, Arne Nordheim, Bruno Mantovani, Sofia Gubaïdulina, Astor Piazzolla, pièce concertante de Peter Eötvös  avec l’Orchestre de la Suisse Romande, le Philharmonisches Orchester Freiburg (D), l’Orchestre de chambre de Lausanne, l’Orchestre de Bratislava, l’Orchestre Les Siècles, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre National de Lorraine, l’Orchestre Victor Hugo – Franche-Comté, l’Orchestre d’Auvergne, l’Orchestre de Perpignan-Méditerranée, l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, l’Orchestre de Picardie, l’Orchestre symphonique de Bretagne, l’Alma Chamber Orchestra, l’Orchestre de l’Opéra National de Paris pour la création de Ahkmatova de Mantovani

Pascal Contet est également membre permanent et soliste des ensembles 2e2m et Ars Nova.

Ses partenaires de musique de chambre se nomment Paul Meyer dont l ‘album Fantaisies Lyriques sorti chez Sony Classical est salué par les médias, Accentus, Spirito, Ophélie Gaillard, Marianne Piketty, Louis Rodde, Marion Tassou, Fanny Robillard, Julie Cherrier, Nicolas Dautricourt, les Quatuors Debussy, Diotima, Danel et Travelling Quartet.

Improvisateur il joue depuis 1993 avec la contrebassiste Joëlle Léandre (leur disque 3, sorti en mars 2014, a reçu un Choc de Jazz Magazine, le Coup de Cœur de l’Académie Charles Cros, élu 2014 Citizen Jazz), avec le réputé joueur d’orgue à bouche Wu Wei, avec Andy Emler, Pauline Oliveros, Carlos Zingaro, Carol Robinson, Tom Mays.

En résidence  au Festival Europajazz du Mans en 2013 et en 2014, il  invite  les Londoniens Scanner, le maître international du laptop (Björk, Christian Rizzo) et Joël Cadbury (Unkle, Gavin Clark) dans un mélange d’électro, de rock et de musique contemporain, la chanteuse Camille et Nosfell.

Dans le domaine des arts visuels il poursuit ses recherches avec l’artiste Miguel Chevalier en une performance interactive musico-visuelle L’Origine du monde dont la première le 19 septembre 2013 au centre des Arts d’Enghien a été saluée par le public et les critiques, reprise ensuite au festival Tons voisins d’Albi,  Conférence Mondiale de Samsung au salon Ifa 2014 à Berlin, au festival des Nuits de Nacre à Tulle 2014, à l’Arsenal de Metz, à Istanbul (Borusan Musik Evi) et au festival Via 2017 de Maubeuge (Scène Nationale)

Il travaille le rapport à l’image, en accompagnant de nombreux ciné-concerts et collabore avec les archives de l’Ina, des réalisateurs comme Alain Margot, François Marthouret pour France 2, France 3, TV Suisse Romande ou le couturier Franck Sorbier (Défilé Paris Fashion Week 2016 Haute Couture).

Lectures ou théâtre, il collabore avec Marie-Christine Barrault, François Marthouret, Brigitte Fossey, Catherine Arditti, Fabrice Melquiot, Anne Alvaro, Charles Gonzalès, Roland Auzet, Christian Rizzo, Didier Galas ou le congolais Dieudonné Niangouna (Les Inepties volantes, révélation du Festival d’Avignon In 2009), lectures pour le Festival d’Avignon 2017.

Compositeur-improvisateur-performer, il reçoit plusieurs commandes dont une commande d’état du Ministère de la Culture et de la Communication, commande du festival des Nuits de Nacre, Commande de Odile Duboc – CCN de Belfort, Commande du Fonds SACD (2008), Commande de Tage der Utopie (Autriche), Commande du Festival d’Avignon 2009, Commande de Skertzo, du Festival de Tulle (2015) , aide du CNC 2014 (musique du film de François Marthouret Port-Au-Prince : Dimanche 4 janvier, de Prod-S (2016), de A.I.E (avec le soutien de la Sacem).

Parmi ses compositions pour la danse et le théâtre, on peut retenir : Trio 03 pour Odile Duboc (Beaubourg, Ircam 2003), Journal de Corps, actes I à III  (2008-2010) de Mié Coquempot (aide du fonds d’action Sacem), No Way Out (2004) pour le duo avec Jin Xing (Opéra de Shanghai, France 2, TF1, Casino de Paris, Halle
Tony Garnier à Lyon), Des Souffles de vie de Fattoumi-Lamoureux. La Madeleine Proust – Haut Débit de Lola Sémonin (à l’affiche depuis 2008). Les Inepties volantes de Dieudonné Niangouna (Festival d’Avignon 2009), en 2012, pour Skertzo (société de mapping vidéo projetée sur des monuments historiques), il compose une partie de Beauvais, Cathédrale Infinie visible jusqu’en 2022 et l’intégralité de la création visuelle de Jamais deux fois le même fleuve pour la façade du Capitole de Toulouse et depuis 2013, collaborations avec l’artiste numérique Miguel Chevalier.

En association avec la violoniste Anne Gravoin et le Travelling Quartet, Pascal Contet a  produit, créé et tourné en France, en Finlande et en Azerbaidjan Influences latines autour d’un parcours sonore fait de créations et de tangos anciens arrangés par les compositeurs Tomas Bordalejo et Fernando Fiszbein.

Depuis 2015, Fiesta latina existe (Orchestre Phiharmonique de Strasbourg/ Victoria Hall, 2016 / Wuppertal – WDR 2017 / Timisoara, 2017. Un feu d’artifice de pièces latines et de tangos anciens arrangés pour orchestre et accordéon dont il est prévu un enregistrement pour Harmonia Mundi.

Avec l’Ensemble Orchestral Contemporain dirigé par Daniel Kawka, Pascal Contet prépare une odyssée autour de son parcours avec l’accordéon dont la création aura lieu en 2019.

À côté des 50 opus discographiques enregistrés pour Sony Classic, Naïve, Radio France, Actes Sud, Harmonia Mundi, Solstice, Pascal Contet a créé son propre label : Plein Jeu distribué par Socadisc et propose Utopian Wind, 13 titres « comprovisés ».

Les productions de Pascal Contet sont soutenues par la Sacem, la Spédidam, la SACD, par de nombreuses fidélités de programmation depuis plus de 25 ans.

Pascal Contet est habillé par Franck Sorbier.

Autoportrait d’un « accrodéoniste »

Ce sont les mélodies que jouait ma tante sur son accordéon et le piano désaccordé de ma grand-mère sur lequel je m’essayais dès l’âge de quatre ans qui ont du créer l’amalgame entre musique classique contemporaine et accordéon ?

Des conservatoires prestigieux allemands et danois, mes professeurs admirables m’ont donné envie de développer en France dès 1993 un répertoire spécifique, depuis avec les fidèles comme B. Cavanna, B. Mantovani, F. Bedrossian, J. T. Maldonado prochainement P. Hurel, Y. Robin, pièces solistes ou avec orchestres, peu importe si l’ivresse l’emporte !

Ce terrain vague est un jardin devenu ordonné et rempli d’autres expériences, d’herbes magiques comme l’improvisation avec Joëlle Léandre, Carlos Zingaro, Wu Wei entre autres, la danse avec Odile Duboc, Mié Coquempot…

Aller voir ailleurs, parfois très loin en Chine, en Afrique, au Mexique, pas toujours là où l’on pourrait m’attendre me semble le chemin le plus court vers la création !

Comme l’écriture « comprositoire » des Inepties Volantes de Niangouna (festival d’Avignon 2009), les lectures avec Marie-Christine Barrault ou la musique du prochain film de François Marthouret, des concerts moins académiques mis en espace, des transcriptions étonnantes (Schubert / Cavanna avec Ars Nova ou 2E2M) ou seul devant la toile pour des ciné-concert qui nous font revivre l’instant de création du cinéaste, et pourquoi pas esquisser l’histoire autour de l’exposition itinérante de mes 80 instruments anciens !

« La passion déteste tout ce qui n’est pas la passion »

Alice Ferney